900 documents, 37 projets, 48 heures : un red flag report avant les autres
Comment un IPP a passé en revue une dataroom solaire brownfield de façon exhaustive et déposé son offre indicative en premier, face à des concurrents en avance.
Ce qui s'est passé
Un IPP renouvelable visait un portefeuille brownfield de 37 projets solaires, environ 120 kWc chacun, avec 900 documents en dataroom et plusieurs candidats déjà quatre semaines en avance. L'équipe a produit un red flag report complet sur les axes juridique, assurance et technique en 48 heures, et déposé son offre indicative en premier.
Pourquoi l'approche habituelle ne tient pas
Neuf cents documents, ce n'est pas quatre-vingt-dix en plus grand. La dataroom couvrait une cinquantaine de typologies distinctes : permis de construire, actes fonciers, contrats de raccordement, polices d'assurance, études techniques. Chaque typologie exige sa propre grille d'analyse, entre dix et trente questions spécifiques, pour faire remonter red flags, incohérences et manques. Les lire toutes à la main dans la fenêtre de bid n'est pas un effort, c'est une arithmétique qui ne tombe pas juste.
La réponse habituelle est l'échantillonnage : examiner 100 à 200 documents et extrapoler. C'est ainsi qu'un red flag survit jusque dans l'offre. Et la NBO n'est pas qu'un prix : elle demande des scénarios de valorisation pilotés par le prix merchant, la production P50 et P90 et l'Euribor 3 mois, soit plusieurs jours supplémentaires d'analyste senior.
Ce que nous avons fait
Classé la dataroom. Chaque document a été automatiquement rattaché à une typologie : permis de construire, contrat O&M, police de responsabilité civile, étude géotechnique et le reste.
Appliqué une bibliothèque de prompts par typologie. Dix à trente prompts spécifiques au type tournent automatiquement par typologie pour extraire l'information critique et recouper les données entre documents. Les tâches étaient suivies dans Monday.com, les analyses tournaient sur Nepsis via plusieurs LLM, et tout était journalisé et auditable.
Alimenté directement le red flag report, structuré par axe entre juridique, assurance et technique, consolidant risques identifiés, manques documentaires et points de vigilance prioritaires.
Mené le DCF en parallèle, avec sensibilités sur le prix merchant, la production et l'Euribor 3 mois, générant plusieurs hypothèses de prix pour la NBO.
Le résultat
| Avant | Avec Nepsis | |
|---|---|---|
| Délai du red flag report | Deux à trois semaines | 48 heures |
| Documents examinés par deal | 100 à 200, échantillonnés | 900, exhaustif |
| Délai de la NBO après dataroom | Cinq à sept jours | 24 heures |
| Deals analysables par an, équipe constante | Référence | Dix fois plus |
| Scénarios de valorisation DCF | Un, manuel | Multi-hypothèses, automatique |
| Risque de manquer un red flag | Élevé, fatigue documentaire | Faible, couverture systématique |
Sur ce portefeuille, nos concurrents avaient des semaines d'avance. Avec Nepsis nous avons livré un red flag report complet en 48 heures et déposé notre NBO en premier. Examiner 900 documents n'aurait jamais été possible en interne dans ce délai.
Directeur M&A, fonds d'investissement en énergies renouvelables
La vitesse est le titre. La couverture est ce qui change l'issue : aucun red flag ne passe à travers une grille d'analyse exhaustive, donc l'offre est plus juste, mieux argumentée, et déposée en premier.